Afrique du Sud : Le président Ramaphosa au centre d’un scandale financier

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Afrique du Sud : Le président Ramaphosa au centre d'un scandale financier

Afrique du Sud : Le président Ramaphosa au centre d’un scandale financierUn procès très attendu s’est ouvert lundi en Afrique du Sud autour de l’affaire dite « Phala Phala farmgate », un scandale qui a failli coûter son poste au président Cyril Ramaphosa. Trois personnes, deux hommes et une femme,  comparaissent pour le vol de 580 000 dollars américains dissimulés dans un canapé de la ferme animalière du chef de l’État, située dans la province du Limpopo.

Les faits remontent à février 2020, mais n’ont été révélés que deux ans plus tard, lorsque l’ancien patron des services secrets, Arthur Fraser, a déposé une plainte explosive. Selon lui, Ramaphosa aurait caché jusqu’à 4 millions de dollars et tenté d’étouffer l’affaire en faisant intervenir ses gardes du corps. Des accusations que le président a toujours rejetées, affirmant que l’argent provenait de la vente légale d’animaux de sa ferme d’élevage.

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Les trois prévenus dont Imanuwela David, Ndilinasho Joseph et sa sœur Froliana Joseph sont poursuivis pour cambriolage, complot et vol. David fait en outre face à des accusations de blanchiment d’argent. Tous ont plaidé non coupables à l’ouverture du procès, qui devrait durer trois semaines. Le parquet entend faire témoigner près de 20 personnes, dont des employés de la ferme présidentielle.

Bien que Ramaphosa ait été blanchi par la police et les autorités fiscales, cette affaire a durablement terni son image. Le scandale a suscité des soupçons de corruption et a alimenté une tentative de destitution au Parlement en décembre 2022, bloquée de justesse par la majorité de l’ANC, son parti.

Réélu pour un second mandat en 2024 dans un contexte de coalition, le président sud-africain reste sous pression politique et judiciaire. Le procès des trois accusés devrait raviver les débats sur la transparence et l’intégrité au sommet de l’État.

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