Côte d’Ivoire : Debordo Leekunfa écroué à la MACA

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Côte d’Ivoire : Debordo Leekunfa écroué à la MACA

L’artiste coupé-décalé Debordo Leekunfa a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi, à l’issue de sa présentation devant le procureur. L’icône controversée de la musique ivoirienne passera ainsi sa première nuit derrière les barreaux de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), mettant fin  pour l’instant à sa liberté de mouvement.

Cette décision judiciaire fait suite à une série de plaintes déposées contre lui, notamment celle de son collègue DJ Kerozen, qui l’accuse de diffamation. Selon plusieurs sources, le promoteur culturel Nama Bouaké aurait lui aussi saisi la justice, reprochant à Debordo des propos jugés mensongers et injurieux.

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Le dossier trouve son origine dans une vidéo devenue virale il y a quelques semaines. Suite à l’annulation de son concert prévu à Paris, Debordo s’était violemment attaqué à Kerozen et à Nama Bouaké, affirmant notamment que ce dernier détenait des armes à son domicile. Face à la polémique, l’artiste avait finalement tenté d’atténuer ses propos, expliquant qu’il faisait référence à des « armes musicales ».

Côte d’Ivoire : Debordo Leekunfa convoqué par la PLCC

De son vrai nom Patrick Tanguy Séry Digbeu, Debordo Leekunfa, né le 20 décembre 1984 à Abidjan, est une figure emblématique autant qu’incontrôlable du coupé-décalé. Sa carrière, marquée par un tempérament explosif et des déclarations souvent outrancières, a longtemps été rythmée par une rivalité artistique et amicale avec DJ Arafat, disparu en 2019. Depuis cette perte, Debordo peine à retrouver une position stable dans l’industrie musicale ivoirienne.

Avec cette nouvelle affaire, l’artiste se retrouve une fois de plus au centre d’une tempête médiatique et judiciaire qui pourrait laisser des traces dans une carrière déjà fragilisée.

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