Goma reste sceptique face à l’accord de paix conclu à Washington

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Goma reste sceptique face à l’accord de paix conclu à Washington

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Les autorités américaines ont célébré l’accord de paix signé jeudi à Washington entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), présenté par la Maison Blanche comme un « accord historique » négocié sous l’impulsion du président Donald Trump. Ce pacte intervient après plusieurs mois de médiation menée par les États-Unis, avec le soutien de l’Union africaine et du Qatar, et vient finaliser un premier engagement conclu en juin.

Cependant, loin des cérémonies officielles, l’enthousiasme ne trouve que peu d’écho à Goma, épicentre d’un conflit qui dure depuis près de trois décennies. Dans cette ville désormais contrôlée par le M23 un mouvement rebelle soutenu par Kigali selon plusieurs rapports internationaux la population accueille l’annonce avec scepticisme. L’offensive du début d’année, qui a conduit les rebelles à s’emparer de Goma et de Bukavu, a plongé la région dans une crise humanitaire majeure, aggravant une situation déjà désastreuse.

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Plusieurs millions de personnes ont été déplacées, tandis que les provinces de l’Est, coupées du reste du pays, peinent à maintenir un système de santé quasiment paralysé et à accéder à l’aide humanitaire.

À l’origine du conflit se trouvent les répercussions du génocide rwandais de 1994, qui a causé la mort de 500 000 à un million de personnes. Après la victoire des forces tutsies, près de deux millions de Hutus ont fui vers le Congo, suscitant des accusations croisées entre Kigali et Kinshasa au fil des années. Le Rwanda affirme encore aujourd’hui que certaines milices hutues actives en RDC menacent sa sécurité, tandis que la RDC accuse son voisin de soutenir militairement le M23.

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Les experts de l’ONU estiment qu’entre 3 000 et 4 000 soldats rwandais seraient déployés dans l’Est congolais. Kigali nie toute implication directe, assurant n’agir que pour protéger ses frontières.

Si l’accord de Washington constitue un pas diplomatique, sa mise en œuvre sur le terrain demeure incertaine. Pour les habitants de Goma, la paix dépendra moins des signatures internationales que d’un véritable retrait des forces étrangères et du démantèlement durable des groupes armés.

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