Guinness World Records : Tout savoir sur ce concept qui gagne du terrain en Afrique

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Imagine une cuisine à Lagos, où Hilda Baci, les yeux cernés mais le sourire aux lèvres, cuisine sans s’arrêter pendant 93 heures. On est en 2023, et elle décroche un Guinness World Records pour le plus long marathon culinaire. Depuis, l’Afrique est en feu : du Nigeria au Togo, en passant par la Côte d’Ivoire, tout le monde veut graver son nom dans le livre des records. 

 

Des marathons de cuisine aux concours de discours, c’est une vague qui déferle. Pourquoi ce continent s’enflamme-t-il pour les records ? Qu’est-ce qui pousse des milliers de gens à viser l’exploit ? On vous emmène dans cette aventure où l’Afrique rêve en grand !

Les origines des Guinness World Records

Tout commence dans un pub irlandais en 1951. Sir Hugh Beaver, patron de la brasserie Guinness, se chamaille avec des amis : quel est l’oiseau de chasse le plus rapide d’Europe ? Impossible de trancher. Frustré, il imagine un livre pour régler ces débats de comptoir. 

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Ensuite, en 1954, Norris et Ross McWhirter publient le premier Guinness Book of Records, distribué gratos dans les bars. Le succès est immédiat : best-seller au Royaume-Uni dès Noël 1955, il s’exporte dans 100 pays. En 2025, le Guinness World Records fête ses 70 ans, avec 53 000 records, 150 millions de livres vendus et des shows télé ou jeux vidéo. D’un oiseau à des marathons culinaires, c’est devenu une obsession mondiale. Un débat de pub qui change la planète, qui l’aurait cru ? 

 

Maintenant, zoom sur l’Afrique, où cette folie prend une couleur unique.

La vague des records Guinness en Afrique

L’Afrique s’est saisie des Guinness World Records comme d’un mégaphone pour crier son talent. Depuis le record d’Hilda Baci en 2023, le continent est en ébullition. Voici les stars de cette vague :

 

  • Nigeria, le moteur de la fièvre des records : Avec 1 572 candidatures en juillet 2023, selon The Guardian, le Nigeria est en tête. Après Baci (93h11 de cuisine), les idées fusent : un homme chante 200 heures, une femme tente un record de pleurs, une autre frit des snails des jours entiers. Baci, reine des réseaux, a mis la cuisine nigériane sous les projecteurs.

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  • Côte d’Ivoire : Zeinab Bancé, cheffe du restaurant L’Autre Rive à Abidjan, est une héroïne nationale. En décembre 2024, elle cuisine 131h30, préparant 15 000 plats en 5 jours, battant l’Irlandais Alan Fisher (119h57). Mais un problème de captation vidéo annule son exploit. Déterminée, elle repart en mars 2025, tenant 160 heures, presque 7 jours, malgré une douleur au bras. Ses plats, distribués à des orphelins et démunis, donnent une touche solidaire à sa quête. Soutenue par le ministre Mamadou Touré et des foules à Treichville, elle attend la validation de GWR.

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  • Togo : Laurence Assignon, cheffe du restaurant 2A à Lomé, entre dans la danse. Depuis le 10 août 2025, elle cuisine au CETEF-Lomé, visant 192 heures (8 jours) pour surpasser Baci et Bancé. Inspirée par Hilda, elle dépose sa candidature en juillet 2024, validée en janvier 2025, devenant la deuxième francophone à tenter ce record, après Bancé. Avec 5 minutes de pause par heure, elle concocte 15 000 plats, mêlant ayimolou, riz au gras et recettes internationales, pour promouvoir la cuisine togolaise. Artistes, politiques et foules la soutiennent. Son marathon, en cours, pourrait marquer l’histoire. Après Laurence Assignon, les cheffes Akpéné et Celia entreront en lice dans la même catégorie de Guinness World Records.

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Avec 355 soumissions en 2024, le Ghana talonne le Nigeria. Failatu Abdul-Razak cuisine 227 heures, mais son record est invalidé pour non-respect des règles. Ensuite, Adu Safowaah tente un discours de 130 heures. Au Cameroun, un blogueur perd temporairement la vue après un « wailing marathon ». L’Afrique tente tout, du sérieux au loufoque.

Pourquoi l’Afrique s’enflamme pour les records ?

C’est une tempête d’ambition, de fierté et de réseaux sociaux. Voici la raison de cette vague d’intérêt pour les records Guinness :

 

  • Un tremplin pour la gloire : Dans des pays où le chômage frappe fort, un record GWR est un ticket pour la célébrité. Hilda Baci décroche des contrats juteux, Zeinab Bancé attire les foules à Abidjan.

 

  • Une vitrine culturelle : Laurence Assignon cuisine l’ayimolou pour vanter le Togo, Bancé sert 293 plats ivoiriens pour célébrer son patrimoine. John Obot lit à voix haute pour promouvoir la lecture au Nigeria. Ces exploits sont des cartes de visite pour l’Afrique.

Sans oublier la magie des réseaux sociaux. TikTok et X amplifient tout. Baci devient virale, inspirant Assignon et d’autres. Cette frénésie, c’est l’Afrique qui crie au monde.

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Des cuisines de Lomé aux marchés d’Abidjan, l’Afrique s’est prise d’amour pour les Guinness World Records. Zeinab Bancé, avec ses 160 heures de cuisine, et Laurence Assignon, en plein marathon, portent haut leurs cultures. Elles inspirent, redistribuent leurs plats aux démunis et mettent leurs pays sur la carte. Mais les risques et les invalidations rappellent qu’il faut encadrer cette vague.

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