L’ancien directeur général de Volkswagen, Martin Winterkorn, a comparu ce mardi devant le tribunal pour répondre à des accusations de fraude, manipulation de marché et parjure, près de neuf ans après l’éclatement du scandale des émissions. En 2015, l’affaire, surnommée « Dieselgate », avait secoué l’industrie automobile mondiale lorsqu’il a été révélé que Volkswagen avait truqué les tests d’émissions pour ses véhicules diesel.
Winterkorn, qui dirigeait VW lors du scandale, est accusé d’avoir délibérément induit en erreur les clients, les actionnaires et les autorités politiques sur les caractéristiques environnementales de ses voitures. Les accusations incluent également la manipulation des informations aux investisseurs et un faux témoignage devant une commission d’enquête en 2017.
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Commandez MaintenantLe scandale a éclaté lorsqu’une enquête américaine a révélé que Volkswagen avait installé des logiciels illégaux sur ses véhicules diesel pour fausser les résultats des tests d’émissions. Ces dispositifs, appelés « dispositifs d’invalidation », activaient les contrôles de pollution uniquement pendant les tests en laboratoire, permettant aux véhicules de paraître conformes aux normes, tout en émettant des niveaux de pollution bien supérieurs lors d’une utilisation normale.
Le scandale a eu des répercussions majeures, affectant non seulement Volkswagen mais aussi ses marques affiliées telles qu’Audi, Porsche, Seat et Skoda. L’entreprise a été contrainte de payer plus de 30 milliards d’euros en amendes, rappels de véhicules et indemnisations aux consommateurs.
Winterkorn, qui a démissionné quelques jours après la révélation du scandale, est maintenant confronté à une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison s’il est reconnu coupable. Ses avocats réfutent les accusations, affirmant qu’il n’a jamais fraudé ni induit le marché en erreur. En attendant le verdict, le procès continue de susciter un grand intérêt, illustrant les conséquences durables du scandale qui a bouleversé l’industrie automobile mondiale.