Sénégal : Un budget 2026 ambitieux face au défi de la dette

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Sénégal : Un budget 2026 ambitieux face au défi de la dette

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L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté, le 30 novembre, le budget 2026 fixé à 7 433,9 milliards FCFA, soit une progression de 12,4 % par rapport à l’exercice précédent. Cette hausse intervient dans un contexte marqué par la révélation, en 2024, d’une dette non déclarée évaluée à près de 7 milliards de dollars, héritée du précédent gouvernement.

Invité d’Africa Radio le 3 décembre, Abdoulaye Dieye, docteur en économie et spécialiste du développement, a livré son analyse sur les ambitions budgétaires et les marges de manœuvre du pays.

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Le gouvernement entend ramener le déficit public, estimé à 12,8 % du PIB en 2024, à 7,8 % en 2025, 5,37 % en 2026 puis 3 % en 2027. Un pari audacieux mais atteignable selon l’économiste. Il rappelle qu’à l’arrivée du nouveau régime en 2024, un audit des finances publiques avait été exigé conformément aux normes de transparence de l’UEMOA. L’Inspection générale des finances a ainsi procédé à un état des lieux, validé ensuite par la Cour des comptes, qui a confirmé que la dette dépassait largement les 100 % du PIB.

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Pour Abdoulaye Dieye, il est temps de dépasser les polémiques autour de l’expression « dette cachée » et de se concentrer sur les solutions. Parmi celles-ci figurent les « diaspora bonds », introduits en septembre. Un outil encore jeune, dont l’impact reste difficile à mesurer, même si la mobilisation de la diaspora et d’investisseurs de l’UEMOA laisse entrevoir un certain intérêt.

Confronté à la suspension des décaissements du FMI depuis deux ans, l’exécutif n’a eu d’autre choix que de diversifier ses sources de financement. Il mise à la fois sur les marchés régionaux et sur le Programme de Redressement Économique et Financier (PRES), qui repose en grande partie sur une augmentation des ressources internes.

La hausse annoncée des taxes sur le tabac, les transactions foncières ou le Mobile Money suscite toutefois des critiques de l’opposition et la prudence du FMI. Pour l’économiste, la véritable priorité reste claire : « le grand défi de notre économie, c’est sa diversification ».

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