Sénégal : Un pro-Sonko écroué après avoir déchiré la photo du président Faye (vidéo)

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Sénégal : Un pro-Sonko écroué après avoir déchiré la photo du président Faye (vidéo)

Sénégal : Un pro-Sonko écroué après avoir déchiré la photo du président Faye (vidéo)Au Sénégal, une affaire politico-judiciaire secoue l’opinion depuis l’arrestation de Mouhamadou Bachir Sylla, militant du Pastef. L’homme a été interpellé puis placé sous mandat de dépôt pour avoir déchiré une photo du président Bassirou Diomaye Faye dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Le geste survient dans un contexte de tensions internes, alors que des désaccords récents entre le chef de l’État et son Premier ministre Ousmane Sonko agitent la scène politique.

Selon les éléments communiqués par la justice, Bachir Sylla est poursuivi pour « offense au président de la République », « injures publiques » et « actes de nature à jeter le discrédit sur les institutions ». Les autorités estiment que son comportement, filmé et massivement relayé en ligne, constitue une atteinte grave à la dignité de la fonction présidentielle.

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Devant les enquêteurs, le mis en cause affirme qu’il n’est pas à l’origine de l’enregistrement. Il soutient que la vidéo a été filmée à son insu et mise en circulation par une tierce personne. Concernant son geste, il évoque un « accès de colère politique » lié à la situation au sein du Pastef et aux divergences apparues entre les deux figures majeures de la coalition au pouvoir.

Cette affaire intervient alors que plusieurs actions symboliques de contestation ont émergé ces dernières semaines. Sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, une campagne de désabonnement ciblant la page officielle du président Faye a été menée par des partisans d’Ousmane Sonko, illustrant les fractures au sein même de la mouvance présidentielle.

Le dossier de Bachir Sylla sera examiné prochainement par la justice, qui devra déterminer les responsabilités de chacun et apprécier les circonstances entourant la diffusion de la vidéo. Une procédure qui pose une nouvelle fois la question sensible des limites de la liberté d’expression en période de tensions politiques.

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