Lors d’un rassemblement patriotique au stade Vélodrome de Kintambo à Kinshasa, Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre en charge des Transports, a révélé l’existence d’un complot visant à assassiner le président Félix Tshisekedi. Selon ses déclarations, un Centrafricain d’origine française aurait été recruté pour exécuter ce plan macabre. Devant une foule attentive, Bemba a assuré que les services de renseignement travaillaient activement pour démanteler ce réseau et empêcher sa réalisation.
Cette révélation a immédiatement suscité une vague de réactions dans les cercles politiques et au sein de la population congolaise. Bemba a également appelé les citoyens à jouer un rôle clé dans la sécurité nationale en signalant tout comportement suspect aux autorités compétentes.
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Réactions Politiques et Tensions
La déclaration de Jean-Pierre Bemba intervient dans un contexte politique déjà marqué par des tensions en RDC. Claudel Lubaya, opposant politique en exil, a vivement critiqué cette sortie, accusant Bemba et Tshisekedi de mener une campagne de diabolisation contre Joseph Kabila et ses alliés. Lubaya dénonce une instrumentalisation du débat sécuritaire à des fins politiques, pointant du doigt les divisions identitaires croissantes qu’il attribue au régime en place.
Cependant, ce positionnement de Lubaya soulève des interrogations sur sa cohérence politique, lui qui critiquait autrefois Joseph Kabila avant de rejoindre récemment une alliance avec ce dernier. Ce revirement alimente les accusations d’opportunisme à son égard.
Un Climat Incertain
Alors que des enquêtes sont en cours pour faire la lumière sur ce complot présumé, cette affaire accentue les spéculations et met en évidence les défis sécuritaires auxquels fait face la RDC. Les prochains jours seront déterminants pour comprendre l’ampleur de cette menace et ses implications sur la stabilité politique du pays.